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Usages

La mobiquité devenue réalité

  • Jean-Denis Garo
    Directeur marketing Europe du sud de Mitel et vice-président du CMIT, Club des directeurs marketing et communication de l’IT

L’accélération de l’histoire, Moore et ses effets attendus, de ruptures technologiques en ruptures technologiques, la disparition des dinosaures de l’IT, le new deal sécuritaire, la grande crise énergétique… déjà 15 ans ! Et que de transformations pour l’entreprise, les usages, le travail. Les nouveaux SBF, Sans Bureau Fixe (1) Décentralisation et dématérialisation se sont accélérées ces dernières années. La concentration des sièges de multinationales autour des villes, aux abords des axes de transports, s‘est opérée jusque dans les années 2020. Jusqu’à ce que la crise énergétique de 2024, ayant paralysé plus de 6 mois les centres villes et ses périphéries, laisse […]

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Commentaires (9)

  • Didier Lambert
    23.10.2015

    Intéressant tour d’horizon qui me pousse à proposer 2 pistes de réflexion complémentaires.

    La première concerne la défaite du panoptique, sur laquelle je serais peut-être moins catégorique. On constate encore régulièrement en entreprise que les vieux démons ont la peau dure et que les nouveaux modes de travail n’ont pas encore systématiquement trouvé leur place. Certes le management par objectifs monte en puissance ; il n’est cependant pas obligatoirement corrélé à la mobiquité évoquée dans le titre de cet article. La tentation de l’emprise absolue est bien souvent présente, privilégiant le détail et la quantité au détriment d’une vision d’ensemble synthétique. À quand donc la victoire du synoptique ?

    Ensuite, il y a un mot important qui manque selon moi dans l’analyse : la confiance. En effet, pas de télétravail, pas de byod, pas de big Data sans une confiance réciproque entre l’entreprise et ses collaborateurs. L’humain et la relation sociale restent au coeur de toutes ces nouvelles approches, de tous ces nouveaux usages. La technologie n’est et ne doit rester qu’un facilitateur au service d’un double objectif: la performance de l’entreprise et de ses collaborateurs d’un côté, et le bien-être professionnel de ces derniers dans la réalisation de leurs missions.

  • MarkTock
    27.10.2015

    Article à contre courant mais très bien écrit !
    « Infobésité »
    La numérisation de l’économie a pris une ampleur spectaculaire. Aujourd’hui, 90 % des cadres disposent d’un micro-ordinateur sur leur lieu de travail. Et le nombre de smartphones a été multiplié par six depuis 2008.
    Or, selon M. Mettling, l’utilisation de tels équipements conduit parfois à une « surcharge informationnelle et communicationnelle » qui peut se révéler « contre-productive » en faisant intrusion dans la vie privée des salariés. Cette « infobésité » engendre, dans certains cas, du stress, « un sentiment de fatigue » et « pose en creux la question des risques psychosociaux ». Réguler l’usage de ces outils constitue donc une question « centrale, notamment pour les cadres ».
    C’est pourquoi le dirigeant d’Orange propose d’instaurer « un droit à la déconnexion professionnelle qui doit se généraliser par négociation d’entreprise ». « Pour être effectif, ajoute-t-il, il doit s’accompagner d’un devoir de déconnexion dont le respect incombe d’abord à chacun d’entre nous, mais aussi à l’entreprise. Il revient, en effet, à celle-ci de former ses collaborateurs au bon usage des outils digitaux. Les dirigeants doivent également se montrer exemplaires. »

  • Samuel Gaulay
    27.10.2015

    Très intéressant ! Merci Jean-Denis pour cette fiction dont l’approche « Retour vers le futur » nous projette vers une réalité proche…
    Mais est-ce que l’Homme s’adapte ou s’habitue ? C’est le principe de la grenouille dans la marmite d’eau !

    • @JeanDenisG
      27.10.2015

      Quelle question philosophique ! et que répondre ;)

      « Comme tous les êtres vivants, l’homme s’adapte et s’habitue aux conditions dans lesquelles il vit, et il transmet, par hérédité, les habitudes qu’il a acquises » nous dirait Errico Malatesta (1853 – 1932)

  • Carole Winqwist
    28.10.2015

    N’est t’on pas face à une rupture générationnelle, peut-être de plus grande ampleur que celle de la génération précédente. L’accès aux données, le volume de ces données, leur omniprésence entraine la nécessité pour les générations actuellement formées de se focaliser sur l’analyse, la consolidation, le tri, mais aussi la distanciation quand la génération qui les forme et les encadres a connu l’inverse, la donnée rare, la communication plus lente, la nécessité de la présence pour l’exécution.

    • @JeanDenisG
      30.10.2015

      Effectivement Carole et en 2030 la génération des baby boomers (1943-1959) expliquera peut être aux générations suivantes comment vivre à la campagne (sites hors zones urbaines)

      La génération X (1960-1981) se trouvant une nouvelle fois en conflit entre deux générations!

  • charbonnier
    29.10.2015

    Merci pour ces jolies perspectives !

    Je serais plus nuancé sur le panoptique. Le besoin (parfois à la limite de la névrose) de tout contrôler me semble encore très ancré à tous les niveaux de l’encadrement. Je crains au contraire qu’après quelques velléités de « libération de l’entreprise », celle-ci ne se précipite sur les gisements productivistes qu’offrira le big data. La tentation sera grande (elle l’est déjà), sous couvert d’accompagner la bonne santé et le bien-être des salariés, de maîtriser les comportements.
    Mais je partage les derniers de conclusion : je suis confiant sur la capacité de l’homme à s’adapter sans forcément se laisser consumer par son voisin !

    • @JeanDenisG
      30.10.2015

      MERCI Olivier !
      (note pour les lecteurs : Olivier CHARBONNIER Auteur cité dans la bibliographie)

      Je comprends cette question de « maîtrise des comportements » liée au Big Data… C’est aussi une question de confiance.

      Imaginons qu’en 2030 l’Etat aura légiféré sur l’anonymisation irréversible des données, limitant ainsi l’individualisation, la corrélation, et la faculté d’obtenir des informations sur un individu par inférence. (Cf. Le Big Data face au défi de la confiance par BCG &DL PIPER / 2014)

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